Jeudi 22 janvier 2009

Xavier Darcos est un Ministre de l’Education Nationale courageux. Il n’hésite pas à reconnaître les problèmes que rencontre le système éducatif français (baisse du niveau scolaire, dégradation des conditions d’enseignement des professeurs, absentéisme des professeurs et des élèves, insécurité et violences entre élèves et envers les enseignants).

Il n’est du genre à se plier facilement aux exigences de ces derniers ou des étudiants qui considèrent que tous ces problèmes se régleront par des moyens humains et financiers supplémentaires. D’ailleurs, je ne suis pas opposé aux dernières propositions qu’il a fait pour essayer de remettre le respect du professeur comme préalable au commencement de l’enseignement.

Parmi ses idées, il y a le retour du vouvoiement envers le professeur, le fait de se lever à l’entrée de celui-ci en classe, et le port d’une tenue vestimentaire commune à tous les élèves pour le primaire et collège.

J’ai entendu certains de ses opposants parler de « clients de l’école » ou de « ce n’est pas cela la vie » concernant les étudiants eux-mêmes.

 Hé bien cela n’est pas non plus ma conception de l’école. Et je pense que l’on ne doit pas considérer l’enseignement comme un bien de consommation et que l’on ne se rend pas à l’école comme on va au supermarché. Il est indispensable que les établissements scolaires restent des sanctuaires ou les problèmes de la société resteraient à la porte d’entrée. Plus facile à dire qu’a faire, mais pour cela je crois qu’il faut agir avec fermeté et que la multiplication des « agents d’encadrement social et de médiation »au sein même des établissements scolaire n’est plus efficace et qu’il est temps de faire un retour vers la fermeté et le rappel des règles évidentes de respect, de politesse, base de l’éducation. Et que s’il y a un manque ou défaut d’éducation de la part des parents, ce n’est pas à l’école d’y remédier, il s’agit là du travail des intervenants sociaux hors du cadre de l’école. Même si cette dernière peut être (en complément du lieu de résidence) un centre de détection des problèmes qui seront communiqués aux personnes compétentes pour les traiter.

Alors, aujourd’hui en pleine crise financière, et bien que l’on ne cesse de nous dire que l’Etat peine à trouver des financements, le Ministre de l’Education Nationale a annoncé l’embauche de 5.000 « médiateurs de la réussite »  pour lutter contre l'absentéisme à l'école.

Apres l’échec de la méthode de signalement de l’absentéisme par SMS ou appels téléphonique, voici une autre tentative pour trouver une solution à ce problème.

Bien que le financement soit prévu par le plan de relance, je suis extrêmement surpris de ce type d’initiative que je qualifierai d’échec annoncé pour plusieurs raisons :

La première tient à la nature même de ces emplois :

-Quelles sont les garanties de qualification des personnes recrutées et donc de leur véritable capacité à convaincre.

-S’agissant d’une mesure annoncée en fait pour relancer l’emploi aidé, quelle est la pérennité des emplois créés.

-Quel sera le véritable statut (rémunération, cotisations chômage et retraite) et l’utilité social réelle de ces postes.  

La deuxième concerne la véritable efficacité et pertinence d’ouvrir ce type d’emploi :

-Alors que Xavier Darcos, a prôné plus de rigueur, il ne peux quand même pas croire que de simples discutions parents-enfants vont réussir à faire revenir les élèves en masse en cours. Cela est insultant pour les actuels personnels qui essayent d’endiguer le problème. Ce n’est pas parce qu’il y a échec dans les résultats qu’ils sont pour autant incompétents. Le problème vient certainement de la méthodologie. Je pense qu’une plus grande fermeté avec plusieurs rappels successifs aux parents avec, à terme une possible suspension partielle des aides sociales serait bien plus efficace et tout autant préventive.

-Si pourtant, l’objectif est de recréer de l’emploi aidé, ce ne sont pas les secteurs publics qui manquent. Alors que de nombreux incidents sont survenus à l’Hôpital, en partis à cause du manque de personnel, le recrutement d’infirmières n’aurait pas été superflu.

Bien  que le gouvernement a également prévu de débloquer (toujours financé par le plan de relance) 50 millions d’euros au financement de trois maisons de retraite supplémentaires, en moyenne par région. Et 20 millions d’euros pour des structures accueillant des personnes handicapées (une bonne nouvelle qui est passé presque sous silence) il y a toujours un manque criant de personnel dans les établissements publics actuels de retraite. Voila une autre bonne opportunité pour créer de l’emploi utile.

-Alors que les syndicats de l’enseignement ne cessent de dénoncer le manque de professeurs, et la suppression des postes du RASED. Alors que le ministre a répondu que plus de moyens n’était pas une réponse absolue, mais qu’il fallait plutôt repartir les effectifs, comment comprendre l’embauche des ces 5000 médiateurs ?

 

J’ai beaucoup de respect pour Mr Darcos que je considère comme un homme pragmatique, alors, j’ai peine à croire que cette annonce soudaine soit une proposition de sa part.

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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Mardi 20 janvier 2009

C’est avec grand enthousiasme que le monde entier a salué l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Hormis le fait qu’il soit métisse, ce sont son énergie, sa jeunesse, son ouverture d’esprit et sa modernité qui lui ont permis de rassembler l’ensemble de l’Amérique et plus largement le reste du monde.

Son élection a suscité un très grand enthousiasme et a créé un très grand espoir afin que les Etats-Unis changent leur comportement souverain sur le monde et adopte une attitude qui favorise l’apaisement sur l’ensemble des conflits y compris ceux dont ils n’ont pas de liens directs.

Souhaitons que cette énergie dont fait preuve le nouveau Président ne soit pas trop entravée par la crise mondiale qui pour le moment n’a pas été freinée malgré les divers plans mis en place et l’argent dépensé par l’ancienne administration qui en est d’ailleurs pour partie à l’origine.

Espérons également que les très grands désirs créés par son élection et dont le monde entier attend beaucoup soient à la hauteur des aspirations, car la chute en cas d’échec pourrait être encore plus difficile et le désespoir qui en résulterait serait aussi profond.

Apprenons à être patient, car la tache est ardue, et Barack Obama va devoir agir parallèlement pour les intérêts de ses concitoyens et pour ceux du reste du monde. Cependant les priorités divergent parfois notamment sur les points économiques,et il va devoir user de diplomatie. Comparativement à ce qui était fait avant son arrivée, il ne peut de ce point de vue que mieux faire.

Par sebasttt - Publié dans : Coups de Chapeau
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Lundi 19 janvier 2009

Le Président de la République s’en est pris de nouveaux aux banquiers.

Il leur a demandé de renoncer à leur bonus basés sur les résultats 2008. Belles paroles, peut être un peu populistes, mais qui sont plus faciles à dire qu’a faire entendre.

D’autant qu’il s’agit de rémunérations contractuelles qu’il n’est pas possible de bloquer sauf en cas de renoncement personnel.

Alors certains ont acceptés de ne pas en bénéficier (Michel Pébereau ,président de BNP Paribas,et Baudouin Prot le directeur général ), d’autres ont clairement annoncé qu’il n’en était pas question (Georges Pauget directeur général de Crédit Agricole SA et Frédéric Oudéa directeur général de la Société Générale ).

Hormis le fait qu’il s’agisse d’une question d’honneur, voire de respect aussi bien des salariés de ces banques, que de l’ensemble des français qui subissent la crise dont ces patrons ont aussi une part de responsabilité. Il s’agit surtout de constater un véritable retour en arrière de notre évolution sociale et plus largement de l’Humanité dans son ensemble.

Il s’agit de l’iniquité croissante des rémunérations et de leurs inégales répartitions.

Lors des périodes de fortes croissances telles que les 30 glorieuses, les richesses de la croissance permettaient à un grand nombre d’en profiter, bien entendu proportionnellement à la catégorie socioprofessionnelle. Mais de manière générale, la réparation semblait plus juste et laissait moins de personnes de coté. Les écarts de rémunération entre dirigeants et salariés étaient moins disproportionnées.

De nos jours, et bien  avant la crise actuelle, la création de richesse n’a pas diminuée, mais ce qui a profondément changé c’est le partage qui en résulte. Les parts du « gâteau » sont beaucoup (beaucoup) plus grosses, mais reparties envers un très petit nombre de personnes.

Il n’y a plus de plafond dans les montants perçus, parfois même au delà de l’entendement.

D’autant  que ces rémunérations ne sont  plus uniquement le fruit de richesses crées, mais d’argent qui est donné au détriment des salariés de base à qui l’on attribue moins pour ceux qui sont au sommet de la pyramide.

 

Ce principe dépasse largement le cadre des sociétés bancaires et est pratiquement devenue une norme dans l’échelle des rémunérations des sociétés du secteur privées. Indépendamment de leur taille, bien que le phénomène est amplifié dans les entreprises multinationales.

Au départ, il y a un socle logique et commun : les responsabilités attribuées à  celui qui prend le poste. Donc plus on monte dans la hiérarchie, plus la rémunération est croissance (jusque là, c’est normal), mais plus on monte et plus cela prend un rythme exponentiel au point qu’il y a un décrochage entre résultats attendus et rémunération.

Ainsi le paradoxe de la crise actuelle fait que des entreprises doivent licencier pour survivre, mais aussi pour continuer de pouvoir verser les mêmes rémunérations et bonus à leur dirigeants. Ainsi les « Directeurs » qui ont remplacés « Les patrons » (qui étaient investisseurs et détenteurs du capital) se voient mieux lotis, bien  que leur risque soit limité à la perte de leur emploi, et non pas à celui de la faillite personnelle.

 

Je ne découvre pas que le monde est impitoyable, mais je fais l'amer constat que bien que la crise soit présente, les efforts ne sont et seront supportés que par ceux qui étaient déjà mal lotis avant même son arrivée.

Il ne faut pas accuser le système capitaliste, qui est créateur de richesse et de liberté d’entreprendre, mais bien l’attitude de l’Homme lui-même.

Aujourd’hui il est temps de se poser la question : A quoi cela sert il d’en accumuler autant, et surtout, pourquoi l’obtenir au détriment des autres.

Finalement, dans nos sociétés développées, nous régressons et après cette étape de mauvaise répartition des richesses dans l’entreprise, nous finirons par remettre en place des structures d’exploitation de l’être humain.

Germinal n’est peut être pas si loin finalement…

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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Vendredi 16 janvier 2009

Le taux du Livret A, résulte d'un calcul qui prend en compte l'évolution de l'inflation et des taux d'intérêt à court terme, il n’est donc pas anormal que ce dernier doive baisser à 2%.

En effet, la Banque Centrale Européenne a une nouvelle fois baissé son taux directeur à un niveau historique de 2%, quant à l’inflation elle est de 1%.

Nous pouvons même nous estimer heureux du petit coup de pouce supplémentaire de 0,5% demandé par le chef de l’Etat.

Cela traduit un agacement dont il ne s’est pas caché : les banques n’ont pas suffisamment répercuté la baisse des taux d’intérêt auprès des demandeurs de prêt (ou du moins pas assez rapidement), alors qu’eux même empruntent à des taux extrêmement bas !

D’autant que les établissements bancaires n’ont cessé de nous vanter les mérites du livret A depuis le début de la crise, profitant de la libéralisation du système leur permettant d’en proposer à leurs clients.

Ainsi, aujourd’hui ils sont gagnants sur toute la ligne. Puisqu’ils ont engrangé pas mal de liquidités avec les dépôts des épargnants sur ces livrets considérés comme une épargne refuge et sure face aux risques des fluctuations boursières des autres produits de placements. Et rémunérer ces livrets leur coûtera moins cher que prévu.

Puis, ils n’ont pas encore complètement répercuté la baisse des taux d’intérêts, et emprunter aujourd’hui reste non seulement difficile, mais encore cher.

Et si vous obtenez un prêt aujourd’hui en vous disant que puisque les taux vont bien finir par baisser, vous renégocierez ou ferez racheter votre prêt, vous serez rattrapé par la clause de rachat de crédit ( environ 3% plafonnée à 3 mensualités).

Finalement, avec son banquier, c’est comme dans le dicton, il lui faut le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

Crise ou pas crise, coupable ou pas d’en être à l’origine, après avoir un temps courbé l’échine, les bonnes habitudes reprennent le pas.

Ne riez pas trop, car vous allez bientôt recevoir votre décompte annuel des frais perçus par votre banque et il va y avoir des surprises.

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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Jeudi 15 janvier 2009

Ce matin, le journaliste qui présentait l’information nous a annoncé avec grand enthousiasme que l’indice des prix à la consommation avait baissé de 0,2% en décembre dernier.

S’attendait il à ce que nous sautions tous de joie sous la douche, ou n’as t-il pas réalisé la banalité et le ridicule de cette information, voire même l’aspect plutôt déprimant.

Car quand on sait qu’un caddie moyen de course au supermarché est d’environ 150€ par semaine pour un foyer de 4 personnes, 0,2% de baisse, représente 0,3€ : autant dire rien ! Pas même une demie baguette (si un bout du croûton)

N’oublions pas que le prix des carburant fait partie du panel pris en compte pour le calcul des indices de prix. Alors que ce dernier a baissé de moitié pour l’essence, on est en mesure de se demander si au contraire ; les prix n’auraient pas encore grimpés, mais que cela fut pondéré par la chute des cours du pétrole.

D’autant que beaucoup de consommateurs ont constaté  que non seulement les prix des denrées alimentaires n’avaient pas baissés, mais que pour certains produits les industriels ont maintenu les prix, tout en modifiant les quantités à la baisse. Tout ceci en conservant le même packaging afin de rester discret sur ce petit subterfuge.

Bon, il est évident, même si les calculs officiels le nient que depuis le passage à l’euro, les prix ont flambé en France, et semble t-il plus rapidement que chez nos voisins européens.

Et toutes les publications d’indice n’y changeront rien, le meilleur indicateur reste bien celui du consommateur qui voit bien si son caddie est plus ou moins plein lors de son passage en caisse.

 

Ah oui, j’oubliais, puisque nous sommes dans  les bonnes nouvelles :

« La hausse des loyers ralentit. Petit coup de frein sur l’indice de référence des loyers (IRL)… Après avoir augmenté de 2,95% au trois trimestre 2008, l’indice qui permet de réviser les baux ne progresse plus que de 2,83% sur les trois derniers mois de l’année et s’établit à 117,54, selon l’Insee. »

Source : Capital.fr

http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?source=FI&numero=73095&Cat=IMM&numpage=1
Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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