Apres s’être bien engraissés avec la flambée du prix du pétrole ces derniers mois, les pays producteurs de pétrole dont l’OPEP font grise mine.
En effet, la chute du prix du baril les inquiète : leurs profits ne sont plus ce qu’ils étaient lorsque c’était nous qui souffrions au moment de remplir le réservoir de nos véhicules.
Alors, certes, la forte augmentation du prix du pétrole était liée à la spéculation, cependant, les pétroliers, dont le français Total ont encore engrangés des profits records.
Je soupçonne que derrière l’excuse de la spéculation, on en profite aussi pour augmenter un peu la marge.
Ce qui est incroyable, c’est de constater à quel point cette hausse spectaculaire a surpris les industriels de l’automobile.
Bien que depuis des décennies, on nous annonce la fin des gisements de pétroles, les constructeurs d’automobiles n’y croyaient pas. Effectivement, les capacités de découverte de nouveaux gisements et de forage ont réussit à repousser les échéances. De ce fait, ils se sont juste contentés de pousser leurs recherches sur la baisse de consommation d’essence, mais rien de très poussé en ce qui concerne un substitue énergétique complet.
Qui aurait cru que, non pas pour des motifs de pénurie, ni même écologique, mais bien financiers, les consommateurs, sous la contrainte que représente le prix de l’essence, se seraient finalement décidés de ne plus le gaspiller, mais au contraire de s’en détacher le plus possible.
C’est un peu comme ce vieil adage : « trop d’impôts, tue l’impôt », et bien on pourrait appliquer le raisonnement avec le prix du pétrole.
Les constructeurs automobile ont largement sous estimés que le prix de l’essence, ayant atteint un seuil devenu insupportable pourraient ralentir les achats de véhicules.
Vous ajoutez à cela la crise économique actuelle, et c’est une hécatombe.
Et cela n’est pas prêt de se terminer. Les nouvelles habitudes d’essayer de réduire ou de se passer dans la mesure du possible de ce combustible se poursuivent.
Bien que le prix du baril soit redescendu au prix qu’il était il y a 3 ans, la consommation ne s’est pas emballée. La France au regard de la consommation mondiale est une goutte d’eau, mais lorsque l’on observe la situation de GM aux Etats-Unis, on comprend que la consommation de pétrole de masse est belle et bien terminée.
Finalement l’OPEP a réagit exactement à l’inverse de ce qu’il aurait fallut faire.
J’aurai plutôt pensé que pour relancer la consommation en flèche, elle n’aurait pas cherché à faire remonter si rapidement le prix du baril en réduisant sa production.
A moins que le prix ne baisse de nouveau de manière massive, ce qui est fait est fait, les Américains ne sont pas prêt de racheter des picks up qui consomment 20 litres au 100 kms.
D’autant qu’il ne faut pas sous estimer leur capacité incroyable de réactivité. Alors que nos industriels de l’automobile avaient une belle longueur d’avance avec des véhicules de moins en moins gourmands en énergie, je pense qu’ils se feront griller la prime à l’innovation par les Etats-Unis pour sortir un véhicule qui soit complètement indépendant de cet or noir.
Dans tous les cas, et c’est tant mieux, car même si ce n’est pas volontaire, c’est l’écologie qui en ressort gagnante.