Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 23:23

Les journalistes sont surprenants. Ils sont toujours prompts à nous faire la morale, à nous rappeler ce qui est bien et ce qui est mal. Ils adorent le politiquement correct, s’offusquent unanimement sur des faits divers qu’ils aiment dramatiser.

Mais surtout, ils sont très paradoxaux.

Par exemple, ils aiment à vouloir nous faire culpabiliser sur la misère du monde avec des marronniers du type : les surendettés, les mals logés ou expulsés, les sans papiers et autres personnes en difficultés. Mais pour autant adorent nous faire des reportages sur la vie des milliardaires…

Et ils n’hésitent pas non plus a utiliser des mots forts lorsque l’on tente de remettre en cause ou critiquer leur liberté éditoriale en faisant parfois allusion à la période Vichyste.

Pourtant ces dernières semaines ils tenait un sujet qu’ils n’ont pas lâché : la chasse aux rémunérations des grands patrons.

Il n’est pas question de les plaindre, ou de défendre certaines rémunérations outrancières et scandaleuses, qui comme l’a dit Alain Duhamel « par leur autisme, préparent la révolution ».

Mais pourtant, je considère que de balancer ainsi à la vindicte populaire de telles informations sont plutôt de nature à créer un climat de tension extrême qui n’est pas nécessaire pour endiguer la crise. D’autant qu’après, certains journalistes ont bon dos d’être surpris de constater que les relations sociales se durcissent et que des patrons se retrouvent séquestrés lors d’annonces de plans sociaux. Je ne dis pas qu’il faille ne pas parler des abus dont ont fait états certains d’entre eux. Mais les journalistes ont aussi un rôle d’explication, et ils doivent tempérer pour éviter tout amalgame, car on ne peut pas comparer le PDG d’une multinationale française du CAC 40 avec un chef d’entreprise de PME.

Je pense que l’on ne peut pas se permettre de balancer des chiffres sans débattre derrière sur le problème de répartition des richesses. Le président de la République a introduit le sujet lors de son discours avant la dernière grande grève « anti-crise ». Je ne pense pas qu’il s’attendait à des déballages et délations de ce type. Pendant que l’on s’offusque, et que les esprits se crispent, on ne se met plus autour d’une table pour discuter.

Pourtant deux chiffres en disent bien plus que le salaire de Daniel Bouton :

Le salaire moyen en France se situe en quatorzième position sur l’échelle européenne, alors que celui des patrons du CAC40 est à la première.

 

Sources :

http://www.journaldunet.com/management/repere/salaires_europe.shtml

 

http://www.paperblog.fr/409932/statistiques-du-cerc-sur-les-remunerations-des-dirigeants/

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 12:01




Pendant que le patron de Valéo s’en va avec le magot, Madame Parisot ne dit mot …

Par sebasttt - Publié dans : La brève du jour ...
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 23:44

 

 

Il en a fait couler beaucoup d’encre ce fameux bouclier fiscal. Des tas d’inepties ont été dîtes à son sujet, et à commencer par son coût.

L’opposition s’est emparé du sujet pour affirmer qu’il coûterait 15 milliards d’euros au budget de l’état, mélangeant volontairement paquet fiscal (qui comprend notamment la défiscalisation des heures supplémentaires et les droits de succession) et bouclier fiscal.


Un petit rappel s’impose :

La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat a été publiée au Journal officiel du mercredi 22 août 2007.

Elle prévoit une exonération d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires et complémentaires effectuées au-delà de la durée légale du travail. Cette exonération s’applique à la rémunération horaire normale et à la majoration salariale. Une réduction des cotisations salariales de sécurité sociale est également prévue pour les heures supplémentaires travaillées.

Le texte prévoit par ailleurs d’autres mesures fiscales :
 la somme globale d’impôts directs payée par le contribuable ne peut, en aucun cas, dépasser le plafond de 50% de ses revenus (
NDLR : le fameux bouclier fiscal) ;
 l’impôt de solidarité sur la fortune est réduit en cas d’investissements dans les PME ou en cas de dons au profit d’organismes d’intérêt général agissant dans la recherche, l’enseignement supérieur ou l’insertion par l’activité économique ;
 un crédit d’impôt est instauré sur les intérêts des nouveaux emprunts souscrits pour l’achat ou la construction d’une résidence principale. Il est plafonné à 3 750 euros pour une personne seule, 7 500 euros pour un couple et majoré de 500 euros par personne à charge ;
 les salariés de moins de 25 ans qui travaillent pour financer leurs études bénéficient également d’une exonération d’impôt sur le revenu, dans la limite de 3 fois le montant mensuel du SMIC ;
 la suppression des frais de succession pour le conjoint survivant ou le partenaire pacsé
.

Source : http://www.service-public.fr/actualites/00572.html

 

Alors, pour autant, ne faut-il pas y toucher à ce fameux bouclier fiscal ?


Il est sur qu’en cette période difficile, il est tout de même légitime de vouloir regarder de plus prêt ou vont les dépenses de l’état quel qu’en soit le coût. Et de considérer qu’il n’est pas de son rôle prioritaire de s’occuper de sauvegarder le pouvoir d’achat de ceux qui sont les moins touchés ou exposés à la violence de la crise que nous traversons.

Ne pensez donc pas, Mr Le Président que le fait de revenir en arrière sur cette décision ferme de ne pas suspendre cette mesure (au moins le temps que durera la crise), soit un aveu de faiblesse. Bien au contraire, je fais parti de ces gens, qui pensent qu’il s’agirait là d’une proposition d’apaisement qui en ces temps de fortes tensions serait bien nécessaire.

Ce serait un signal de plus lancé à l’opinion publique sur l’intérêt que vous portez au désarroi des gens qui ont le sentiment de ne plus être entendus.

 

 

Annexes :

Le véritable coût du paquet fiscal et sa répartition :

http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300337163-paquet-fiscal-le-cout-des-differents-allegements-d-impots.htm

 

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 22:59



Jacques CHIRAC l’a voulu, Nicolas SARKOZY l’a fait.


Il s’agissait d’une promesse de campagne et l’on peut se féliciter que cet engagement à été tenu en dépit des difficultés lié au blocage de certains pays Européens.

Cette mesure est d’autant plus courageuse qu’en cette situation de crise, elle va coûter beaucoup d’argent sur le budget de l’Etat.

Mais il est bien d’avoir trancher en faveur d’une baisse significative du taux de TVA afin de donner toutes ses chances à cette mesure de réussir pleinement. Maintenant la balle est dans le camp des restaurateurs. Il ne tient plus qu’a eux de répercuter justement cette nouvelle marge dégagée par l’effet TVA. D’autant que cela va également relancer l’activité mais aussi la concurrence entre établissements.

Il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas efficace, comme cela l’a été auparavant dans le bâtiment.

A vos fourchettes …

Par sebasttt - Publié dans : Coups de Chapeau
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 23:51

Si la possibilité d’une prochaine baisse du taux de la TVA dans la restauration est une bonne nouvelle, il faut cependant se garder de toute joie peut être un peu trop précoce.

Car en effet, la possibilité que cette nouvelle se transforme en réels effets positifs pour tous dépend de plusieurs critères :

 

-Rappelons tout de même que la TVA est avant tout un impôt payé par le consommateur final, or si ce dernière baisse, elle devrait en principe être intégralement répercutée sur le prix TTC et non pas servir pour augmenter la marge du restaurateur. D’autant que la crise financière touche l’ensemble des français et le secteur de la restauration souffre du manque de clientèle puisque les loisirs sont parmi les premiers postes qui sont sacrifiés par les ménages. La tentation est donc forte (mais compréhensible) de la part du professionnel de vouloir compenser une baisse de CA sur la marge que pourrait dégager cette baisse de TVA. Cependant, le consommateur ne comprendrait pas que les prix ne baissent pas ou bien même restent stables et donc continuerait de moins consommer d’offres de restauration.

Lorsque le taux de TVA dans le Bâtiment fut ramené de 19,6% à 5,5% sous certaines conditions, les professionnels du secteur n’ont pas modifiés leurs tarifs, mais la TVA réduite leur a apporté des commandes supplémentaires qui se sont traduites par une augmentation des bénéfices et des embauches supplémentaires.

 

-Mais pour que cette réduction de taux de TVA profite aussi bien aux restaurateurs, qu’aux salariés du secteur et aux clients, il faut bien entendu que la baisse soit réellement significative.

Or, il semblerait qu’il ne soit pas question de passer de 19,6% à 5,5% car cela représenterait un manque à gagner de 3 milliards d’euros pour le budget de l’Etat. Le Ministre du budget, Eric Woerth ne voudrait pas descendre en dessous d’un milliard d’euro. D’autant que si la baisse s’applique, il serait également question de supprimer les aides qui avaient été versées (sous le mandat de Jacques Chirac) en compensation de l’impossibilité de réduire le taux de TVA du fait du veto de certains pays européens (dont l’Allemagne). Ces aides qui s’élèvent à prés de 700 millions d’euros par an.

Autant dire qu’un taux de 10% ou 12% ne permettrait pas de contenter les trois acteurs en même temps, ou, si partage il y a, le seuil de ressenti ne serait pas atteint et les efforts financiers consentis par l’état ne serait pas perceptibles. Si c’est pour lancer un coup d’épée dans l’eau, à un milliard d’euros, autant ne rien faire.

La réussite de cette mesure est donc conditionnée à une réduction importante du taux de TVA.

Comme l’a dit André Daguin, président du conseil de surveillance de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière), ce sera « 5,5% ou rien ! »

Par sebasttt - Publié dans : Humeur
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