Pendant que le patron de Valéo s’en va avec le magot, Madame Parisot ne dit mot …
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Pendant que le patron de Valéo s’en va avec le magot, Madame Parisot ne dit mot …
Il en a fait couler beaucoup d’encre ce fameux bouclier fiscal. Des tas d’inepties ont été dîtes à son sujet, et à commencer par son coût.
L’opposition s’est emparé du sujet pour affirmer qu’il coûterait 15 milliards d’euros au budget de l’état, mélangeant volontairement paquet
fiscal (qui comprend notamment la défiscalisation des heures supplémentaires et les droits de succession) et bouclier fiscal.
Un petit rappel s’impose :
La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat a été publiée au Journal officiel du mercredi 22 août 2007.
Elle prévoit une exonération d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires et complémentaires effectuées au-delà de la durée légale du travail. Cette exonération s’applique à la rémunération horaire normale et à la majoration salariale. Une réduction des cotisations salariales de sécurité sociale est également prévue pour les heures supplémentaires travaillées.
Le texte prévoit par ailleurs d’autres mesures
fiscales :
la somme globale d’impôts directs payée par le contribuable ne peut, en aucun cas, dépasser le
plafond de 50% de ses revenus (NDLR : le fameux bouclier
fiscal) ;
l’impôt de solidarité sur la fortune est réduit en cas d’investissements dans les PME ou en cas de dons au profit d’organismes
d’intérêt général agissant dans la recherche, l’enseignement supérieur ou l’insertion par l’activité économique ;
un crédit d’impôt est instauré sur les intérêts des nouveaux emprunts souscrits pour l’achat ou la construction d’une résidence principale.
Il est plafonné à 3 750 euros pour une personne seule, 7 500 euros pour un couple et majoré de 500 euros par personne à charge ;
les salariés de moins de 25 ans qui travaillent pour financer leurs études bénéficient également d’une exonération d’impôt sur le revenu,
dans la limite de 3 fois le montant mensuel du SMIC ;
la suppression des frais de succession pour le conjoint
survivant ou le partenaire pacsé.
Source : http://www.service-public.fr/actualites/00572.html
Alors, pour autant, ne faut-il pas y toucher à ce fameux bouclier fiscal ?
Il est sur qu’en cette période difficile, il est tout de même légitime de vouloir regarder de plus prêt ou vont les dépenses de l’état quel qu’en soit le coût. Et de considérer qu’il n’est pas de
son rôle prioritaire de s’occuper de sauvegarder le pouvoir d’achat de ceux qui sont les moins touchés ou exposés à la violence de la crise que nous traversons.
Ne pensez donc pas, Mr Le Président que le fait de revenir en arrière sur cette décision ferme de ne pas suspendre cette mesure (au moins le temps que durera la crise), soit un aveu de faiblesse. Bien au contraire, je fais parti de ces gens, qui pensent qu’il s’agirait là d’une proposition d’apaisement qui en ces temps de fortes tensions serait bien nécessaire.
Ce serait un signal de plus lancé à l’opinion publique sur l’intérêt que vous portez au désarroi des gens qui ont le sentiment de ne plus être entendus.
Annexes :
Le véritable coût du paquet fiscal et sa répartition :
Jacques CHIRAC l’a voulu, Nicolas SARKOZY l’a fait.
Il s’agissait d’une promesse de campagne et l’on peut se féliciter que cet engagement à été tenu en dépit des difficultés lié au blocage de certains pays Européens.
Cette mesure est d’autant plus courageuse qu’en cette situation de crise, elle va coûter beaucoup d’argent sur le budget de l’Etat.
Mais il est bien d’avoir trancher en faveur d’une baisse significative du taux de TVA afin de donner toutes ses chances à cette mesure de réussir pleinement. Maintenant la balle est dans le camp des restaurateurs. Il ne tient plus qu’a eux de répercuter justement cette nouvelle marge dégagée par l’effet TVA. D’autant que cela va également relancer l’activité mais aussi la concurrence entre établissements.
Il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas efficace, comme cela l’a été auparavant dans le bâtiment.
A vos fourchettes …
Si la possibilité d’une prochaine baisse du taux de la TVA dans la restauration est une bonne nouvelle, il faut cependant se garder de toute joie peut être un peu trop précoce.
Car en effet, la possibilité que cette nouvelle se transforme en réels effets positifs pour tous dépend de plusieurs critères :
-Rappelons tout de même que la TVA est avant tout un impôt payé par le consommateur final, or si ce dernière baisse, elle devrait en principe être intégralement répercutée sur le prix TTC et non pas servir pour augmenter la marge du restaurateur. D’autant que la crise financière touche l’ensemble des français et le secteur de la restauration souffre du manque de clientèle puisque les loisirs sont parmi les premiers postes qui sont sacrifiés par les ménages. La tentation est donc forte (mais compréhensible) de la part du professionnel de vouloir compenser une baisse de CA sur la marge que pourrait dégager cette baisse de TVA. Cependant, le consommateur ne comprendrait pas que les prix ne baissent pas ou bien même restent stables et donc continuerait de moins consommer d’offres de restauration.
Lorsque le taux de TVA dans le Bâtiment fut ramené de 19,6% à 5,5% sous certaines conditions, les professionnels du secteur n’ont pas modifiés leurs tarifs, mais la TVA réduite leur a apporté des commandes supplémentaires qui se sont traduites par une augmentation des bénéfices et des embauches supplémentaires.
-Mais pour que cette réduction de taux de TVA profite aussi bien aux restaurateurs, qu’aux salariés du secteur et aux clients, il faut bien entendu que la baisse soit réellement significative.
Or, il semblerait qu’il ne soit pas question de passer de 19,6% à 5,5% car cela représenterait un manque à gagner de 3 milliards d’euros pour le budget de l’Etat. Le Ministre du budget, Eric Woerth ne voudrait pas descendre en dessous d’un milliard d’euro. D’autant que si la baisse s’applique, il serait également question de supprimer les aides qui avaient été versées (sous le mandat de Jacques Chirac) en compensation de l’impossibilité de réduire le taux de TVA du fait du veto de certains pays européens (dont l’Allemagne). Ces aides qui s’élèvent à prés de 700 millions d’euros par an.
Autant dire qu’un taux de 10% ou 12% ne permettrait pas de contenter les trois acteurs en même temps, ou, si partage il y a, le seuil de ressenti ne serait pas atteint et les efforts financiers consentis par l’état ne serait pas perceptibles. Si c’est pour lancer un coup d’épée dans l’eau, à un milliard d’euros, autant ne rien faire.
La réussite de cette mesure est donc conditionnée à une réduction importante du taux de TVA.
Comme l’a dit André Daguin, président du conseil de surveillance de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière), ce sera « 5,5% ou rien ! »
En même temps que
j’écrivais mon article sur les produits impropres à la consommation qui nous arrivent de Chine, et dans lequel je proposant (entre autre) de boycotter ces produits, il m’est arrivé un e-mail qui
allait dans ce sens.
Cet e-mail ne propose pas de boycotter des produits envers un pays en particulier, mais nous incite à consommer français.
Il s’agit là clairement d’une incitation au protectionnisme.
Alors que nous traversons une grave crise mondiale qui est la cause de la perte de milliers d’emplois en France, il est vrai que la première idée et de se dire que si nous achetons français, nous sauvegarderont nos emplois. Pourtant, de suite certains hommes politiques nous ont mis en garde contre ce qu’ils ont appelé de « vieux réflexes » protectionnistes qui n’arrangeraient pas la situation, mais au contraire mettrait la France en situation difficile face à la toute puissante Commission Européenne.
Et bien tant pis pour la Commission Européenne, cela lui donnera l’occasion de mettre de nouveau un carton rouge à la France comme elle l’a fait également à six autres pays de la zone euro qui ont eu un dérapage de leurs déficit publics.
Notre pays a déjà beaucoup perdu de son industrie du fait des nombreuses délocalisations, la priorité et comme l’a annoncé le Gouvernement, la sauvegarde des emplois.
D’autant que d’autres pays, comme les Etats-Unis, de part la proposition de Barack Obama sur l’acier, ne se sont pas privés de le faire, même si ce dernier semble être revenu sur cette décision.
Si un protectionnisme purement axé sur les produits français est trop choquant pour certains, alors contentons nous de l’élargir au maximum aux pays de la Communauté Européenne.
L’origine politique (s’il y en a une ) est difficilement identifiable.
Dans tous les cas, ce n’est pas le sous-entendu politique qui m'intéresse, c’est l’idée d’agir pour sauvegarder nos emplois et notre industrie.
Site Internet sur lequel l’e-mail m’a renvoyé :
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||